Le casino de Toulouse a souvent été à la une de notre rubrique « actualités ». Et l'affaire ne fait que commencer car d'autres articles sont à paraître pour ce casino qui est digne d'un roman à lui seul.
Tout n'est pas si rose dans la ville de Toulouse qui oppose la mairie au casino de la ville. Le groupe Barrière a gagné le contrat, lors d'un appel d'offre, et la ville de Toulouse a concédé le casino du Ramier. Le contrat a été rédigé de manière précise entre la ville de Toulouse et le concessionnaire, le groupe Lucien Barrière.
Dans le contrat figure des indemnités de retard qui s'élève à 5 000 euros par jour, ce qui peut représenter une belle somme d'argent pour les caisses de la municipalité. Le contrat stipule que les pénalités de retard débutent à partir de la date de mise en service programmée intialement. Le casino aurait dû ouvrir le 1er avril 2007 mais la mise en service date du 13 octobre 2007 pour la partie jeux et le 4 novembre l'ouverture du theatre.
Le
casino a dû faire face à des problèmes de sécurité notamment à cause de la zone inondable sur lequel est implanté le casino. Ce qui explique les retards d'ouverture du casino de Toulouse. Le 23 octobre, le conseil municipal a annoncé que suites aux problèmes de sécurité, la date de départ a été reculée du 1er avril au 23 août 2007.
Ce qui coince entre le groupe Barriere et la mairie est la date de fin du retard. Pour le leader des casinos terrestres, la date de fin remonte au 13 octobre date d'ouverture des jeux et animations. Pour la mairie, la date est le 4 novembre, date à laquelle le théâtre a ouvert ses portes. La différence de ses deux dates s'élève à 22 jours soit 110 000 euros. Pour le groupe Barrière, la pénalité se facture à 255 000 euros et pour la mairie, elle veut 365 000 euros. Le directeur du casino estime que cette différence s'explique par « le retard du permis de construire et de la découverte de couloirs souterrains ».
Mais voilà qu'un avocat menace de saisir le tribunal administratif pour le compte de «Casino à Toulouse Non merci ». Christophe Léguevaques , l'avocat de l'association contre le casino Barriere exige plus d'un million d'euros de pénalités car il se base sur la date initiale d'ouverture à savoir le 1er avril.
Cet avocat risque de mettre a mal aussi bien le casino Barrière que la mairie de Toulouse. Affaire à suivre.