Cette année 2008 devrait amener de grands changements dans l'industrie des jeux d'argent en ligne. Après le début des années 2000, en plein boom et les années noires de 2005 à 2007, le secteur amorce un virage important et crucial pour son avenir. L'évolution amorcée au milieu de l'année dernière, devrait s'accentuer, voire s'amplifier.
Malgré encore quelques réticences de certains pays européens, qui tentent par de nombreux moyens, de freiner l'inéluctable afin de sauver la face, les négociations pour l'ouverture du marché européen des jeux d'argents s'accélèrent. On sait que c'est le cas de la France, qui depuis l'automne dernier à commencé des négociations avec la commission européenne, afin de défendre une ouverture maîtrisée du marché. La Française des jeux, comme le PMU peaufinent d'ores et déjà leurs tactiques de contre attaque afin de ne pas se trouver dépourvus quand les frontières seront ouvertes.
Dans le secteur des casinos, la plupart des grands groupes comme Barrière ou Partouche envisagent d'ouvrir un casino en ligne. Dans le domaine, c'est Partouche qui semble avoir une longueur d'avance, puisque l'on sait que le groupe est prêt à 99%, que les sites existent, que le groupe est déjà bien implanté dans certains
casinos en ligne avec licence européenne. Partouche a les moyens, la connaissance du marché, l'infrastructure et même la licence de jeu européenne afin d'exploiter du jour au lendemain son
casino en ligne. Alors après la guerre des casinos terrestres, vas t-on assister à un combat sans pitié entre les deux grands groupes français sur la toile ? On sait que Partouche à un net avantage et qu'il compte bien s'en servir pour surpasser son concurrent dès l'annonce définitive de l'ouverture du marché. En Europe, l'Allemagne est en passe de légaliser les casinos en ligne, alors que c'est déjà le cas en Espagne ou en Angleterre. Mais attention à ceux qui n'obtiendrait pas la licence européenne, car pour ces sites de jeux d'argent, ils risquent de rester en dehors du marché européen. Depuis trois mois, seuls les casinos en ligne avec licence européenne peuvent exercer sur le sol britannique, cette liste blanche semble devenir le futur modèle européen adopté par les Etats membres. La balle est donc également dans le camp des opérateurs privés, afin de faire un bon coup de ménage dans leur secteur.