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Grossesse Sereine

Pour que les besoins du fœtus en micronutriments soient satisfaits, la frontière qui existe entre l'utérus et le placenta doit être la plus efficace possible. Il faut pour cela faire l'effort de consommer davantage d'oméga 3 et diminuer les apports en graisses saturées et trans. Mangez trois fois par semaine une portion de 120/130 g de poisson sauvage issu de mer froide (sardine, maquereau, pilchard, thon, saumon). Cela d'autant plus que les oméga 3 sont indispensables au bon développement neuronal et cérébral du fœtus. Pour l'assaisonnement de vos salades, utilisez exclusivement de l'huile d'olive ou de colza. Les conséquences des carences maternelles Vitamine B6 : La carence maternelle favorise souvent une hypotrophie fœtale (petite taille et petit poids à la naissance), une vitalité moindre, une irritabilité avec tendance exagérée à pleurer, et plus tard, une moindre capacité d'adaptation. Vitamine B9 : Sa carence d'apport expose le bébé à un risque élevé de prématurité, d'immaturité cérébrale voire de non fermeture du canal neural (pouvant aller du spina bifida à l'absence de cerveau !). Vitamine B12 : Associée aux deux précédentes dans une supplémentation, elle diminue de façon considérable le risque de faire une fausse-couche chez les femmes en ayant déjà fait plusieurs. Vitamine C : Quand la maman en est carencée, elle s'expose à une hypertension artérielle et expose son enfant à l'une des complications suivantes : décollement placentaire avec diminution des apports nutritifs, souffrance cérébrale, hypotrophie, naissance prématurée, élévation du risque hémorragique. Vitamine D : Outre le rachitisme, le bébé carencé risque une hypocalcémie peu après sa naissance (convulsions, teint violacé du visage et des extrémités, accélération du pouls, risque d'arrêt respiratoire, vomissements). Vitamine E : Plus le déficit est important, plus le risque de toxémie gravidique est élevé (association d'une hypertension artérielle et d'une atteinte de la fonction rénale). Il existe alors un risque de souffrance foetale et de mort in utero. Calcium : Comme précédemment, le risque essentiel est ici celui d'une toxémie gravidique, avec en plus, à la naissance, celui d'une tétanie. Fer : L'anémie maternelle par manque de fer est responsable d'une augmentation du risque de malformations, de troubles cardiaques et de détresse respiratoire. Iode : Près de 10% des enfants de femmes carencées en iode présentent une hypothyroïdie, avec le risque de diminution irréversible des capacités intellectuelles. Magnésium : Sa carence expose le foetus à un retard de croissance in utero puis, plus tard, à une naissance prématurée, à un manque de vitalité et à un risque plus élevé de convulsions. Sélénium : Sa carence expose elle aussi à la survenue d'une toxémie gravidique et à ses redoutables complications. Zinc : Les complications possibles dues à sa carence sont multiples : fausse-couche spontanée, prématurité ou post-maturité, hypotrophie, anomalie de la maturation sexuelle, absence du goût, retard psychomoteur puis, plus tard, dyslexie, difficultés d'apprentissage. Alors quelle supplémentation micronutritionnelle ? Nombre des carences évoquées ici sont fréquentes. Un complexe vitaminique, minéral, complémenté d'acides gras essentiels oméga 3 est donc à recommander de façon quasi systématique à toute femme désireuse d'une grossesse. Cependant, ce complexe ne doit comprendre dans sa composition, ni fer, ni cuivre, ni manganèse. En effet, ces trois minéraux pris en excès sont pro-inflammatoires et générateurs de radicaux libres. Le fer doit être pris à distance de la vitamine C, leur association provoquant l'émission de radicaux libres. Il faut également éviter de combiner le fer et le zinc car le fer inhibe l'absorption du zinc qui est capital pendant la pré-conception et la grossesse. Toute prescription de fer ne doit donc être établie que si une carence en fer est révélée par une prise de sang. Elle n'est indiquée que si la ferritine est inférieure à 30 mg/l. Le laboratoire Synergia a mis au point un complément alimentaire, Sérénité Grossesse qui respecte parfaitement ces recommandations et qui offre des apports micronutritionnels satisfaisants pour tous les nutriments évoqués plus haut. Il n'y a qu'une capsule à prendre (de préférence le soir), ce qui est aussi une garantie de suivi. Cette supplémentation est à commencer de préférence dès l'envie de grossesse. En cas d'anémie par manque de fer, la maman prendra un supplément en fer le matin, de préférence 90 minutes après le petit-déjeuner plutôt qu'à jeun (ceci afin d'éviter les fréquentes brûlures gastriques). Dr Bauplé, nutrithérapeute.
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