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Histoire de MaseratiL'histoire de la marque Maserati c'est avant tout l'histoire de toute une famille passionnée de mécanique. Il y a tout d'abord le père qui était le chauffeur du train royal du souverain transalpin, et qui, ne manqua pas de faire découvrir cette passion à l'ensemble de ses enfants ; 5 au total ; Carlo, Bindo, Alfieri, Mario, Ettore et Ernesto Maserati. C'est ainsi que chacun d'eux décidèrent dès leur plus jeune âge de faire de la mécanique, leur futur métier. Seul Mario choisit une autre branche, et décida de s'orienter dans le domaine de l'art : la peinture.
De tout ces enfants, Carlo qui était l'ainé fut le premier à se lancer et réussit à faire de son rêve une réalité : devenir pilote d'essai. Ceci fut rendu possible grâce à deux marques automobiles, Fiat et Isotta Fraschini, qui acceptèrent de l'engager à ce titre. Malheureusement, c'est en 1910, lors d'une course, que Carlo trouva la mort, brisant ainsi une carrière si bien commencée.
Malgré ce tragique événement, toute la fratrie décida de ne pas baisser les bras pour autant, et vit une dizaine d'années plus tard, deux autres membres de la famille, se lançaient dans la construction automobile.
Effectivement, en 1914, Alfieri et Ettore montèrent une petite société spécialisée dans l'amélioration des Isotta Fraschini.Pourtant l'activité qui leur était le plus rentable, était la fabrication de bougies d'allumage .
Un an plus tard, Ernesto Maserati viendra compléter la fratrie, en se mettant à travailler aux côtés de Alfieri et Ettore.
Dès 1922, Diatto, intéressé par la qualité du travail fournie par les trois frères, entre en collaboration avec leur société afin qu'ils conçoivent une voiture de grand prix. Cette dernière permettrait ainsi à Diatto de se faire une place dans le domaine de la course.
Ce n'est que peu de temps après avoir conçu ce petit bijou, que la fraterie Maserati prit la décision de fabriquer ses propres voitures. C'est ainsi qu'est né la « type 26 », qui fut la toute première à porter le nom de la marque « maserati ». Elle reçoit un 8 cylindres en ligne à compresseur de 1493 cm³ qui donne une puissance de 125 CV à 5300 tr/mn et va devenir une grande rivale de Bugatti.
Malheureusement, tout événement heureux est suivit d'une mauvaise nouvelle, et pour Maserati, ce sera la perte de Alfiero. Son décès mit ses frères dans le plus grand désarroie, tant pour l'amour qu'il lui portait, que pour le travail qu'il fournissait au sein de la firme. Il était le pilier central de leur société.
Le reste de la fratrie due donc improvisé, et s'est comme cela que Bindo prendra la direction, Ettore la direction technique, tandis que Ernesto assurera la gestion financière. Mais cette nouvelle répartition des taches ne fera pas un bon effet sur la firme, bien au contraire. Les trois frères apparaîtront comme de bien mauvais financiers et se verront dans l'obligation de vendre leur société à la famille Orsi, tout en conservant la direction technique. Pour cela, ils durent signer un contrat avec Orsi, d'une durée de 10 ans.
L'échéance de celui-ci, fut suivie peu après du départ des frères Maserati de la société. La firme se retrouve alors dépourvu de ses fondateurs et avec quelques soucis financiers, occasionnés par les nombreux projets qui avaient été entrepris et réalisés pour les compétitions (construction de voitures de course par exemple).
La famille Orsi se voit donc dans l'obligation, suite à un redressement judiciaire, de réorganiser complètement la gestion de leur société.
Après s'être longtemps consacré aux voitures de compétition, Maserati décide de se lancer dans la construction de routières. Effectivement, les automobiles de courses ne se vendent qu'à quelques dizaines d'exemplaires par an, et cela ne suffit pas à rentabiliser l'entreprise. L'idée qui avait été proposée en 1941, et qui était de construire des routières, se confirme enfin.
Les GT routières font un timide démarrage, car encore trop proches des autos de courses, n'ayant pratiquement pas était retouché au niveau de la carosserie. Mais au fil du temps, le chiffre d'affaire grimpe et la firme sera rentabilisé grâce aux grands tourisme entre 1957 et 1968.
Les années 60 seront très fructueuses , notamment grâce à de nombreux succès commerciaux de leur routières, tel que la 3500 GT, ou encore la maserati ouattroporte. Cette dernière est un véritable bijou, avec lequel les 220 km/h peuvent être dépassé. Il s'en vendra 758 en 7 ans.
Malheureusement, en course Maserati rame et ne gagnera que deux grands prix en deux ans. Cela malgré l'accord qu'ils avaient passé avec Cooper, qui leur livrait des moteurs V12 de 3 litres de cylindrée. Très gros investissement pour pratiquement aucune rentabilité derrière.
En 1968, la famille Orsi abandonne et décide de vendre Maserati. Et c'est citroën qui rachètera la société.
Ce changement de propriétaires permettra l'apparition de nouveaux modèles, comme les Maserati Indy en 1969 ou encore les Borra en 1971. Citroën fait donc un très bon départ dans la gestion de Maserati, mais dès 1973 c'est la panique. La crise pétrolière fait chuter énormément les chiffres de ventes.
La décision est donc prise de se débarassait de Maserati qui ne semble plus rentable. Effectivement, n'ayant pas fait un chiffre d'affaire assez important durant deux ans, Citroën ne dispose plus d'assez de fonds pour concevoir de nouveaux modèles. La relance de la production paraît donc impossible. Mais heureusement pour Maserati, qui aurait pu disparaître, voici que se présente Don Alejandro, qui décide de racheter 30% des parts de Maserati. Ce rachat permettra ainsi de regonffler les caisses de Maserati et de réinvestir.
La production reprend petit à petit et les ventes augmentent parallèlement.
Arrive l'heure de gloire en 1981, lors de la présentation, en décembre, du coupé 4 places Biturbo à V6 2 litres de 180 cv. La production de cette voiture permettra, au dépit de deux autres, de multiplier par cinq leur chiffre d'affaire en un an seulement.
Pendant plusieurs années, Maserati continuera à rapporter beaucoup d'argent grâce aux grands nombres de modèles de voitures qui y sont proposés. Don Alejandro profite de cette période florissante pour racheter les 70% des parts qu'il n'avait pas encore acquis jusque là, en 1984 .
Malheureusement pour lui, cinq années plus tard, les ventes se remettent à chuter à grande vitesse et mettent ainsi la société dans de grosses difficultés financières. Don Alejandro sera donc contraint de revendre 49% des parts de sa société à Fiat, en décembre 1989.
Fiat, nouvel actionnaire de Maserati, essaiera de tout faire pour maintenir la firme, la tête hors de l'eau, mais malgré les améliorations apportées aux biturbo, et la sortie de nouveaux modèles, les ventes ne cessent de baisser et passent ainsi de 2750 maserati vendues en 1990, à 1246 en 1992.
Ce sera la sortie de la maserati ouattroporte de quatrième génération qui permettra à la firme de réaugmenter son chiffre d'affaire. Mais les ventes se remettent à stagner entre 1995 et 1998, c'est donc la société Ferrari qui donnera un coup de pouce à Maserati pour la sortir de cette impasse. Le pari s'annonce gagnant à partir de 1998, à la sortie de la maserati 3200 GT.
Le 11 novembre 1999, Maserati et Ferrari officialise leur union. Depuis les ventes de Maserati n'ont fait qu'augmenter, et cette société fait maintenant partie des marques de prestiges de l'histoire de l'automobile.
L'histoire du logo
Le logo de la marque Maserati est tout simplement l'œuvre de l'imagination d'un des cinq frères de la famille. En s'inspirant de neptune, il dessina un trident rouge sur fond blanc, au milieu de la fontaine de la piazza del nettuno à Bologne.
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